Statuts des Frères et Sœurs de la Stricte Observance

Les Grandes Armes du Grand Prieur,
Régent Ad Honorem de l'Ordre
Statuts des Frères et Sœurs de la Stricte Observance
concernant les mœurs et la conduite
Un Frère doit se dévouer tout entier à Dieu, seul en trois personnes.
Ses lèvres doivent être enchaînées par les liens d'un silence angélique.
Il doit observer strictement l'obéissance à l'Ordre et aux règles non dispensées.
Un Frère doit toujours faire voir de la sainteté dans ses mœurs et dans sa façon de se conduire; ainsi il doit toujours montrer de la justice et de l'équité dans la manière de vivre, de la sobriété dans les aliments et la boisson, de la décence dans la conduite, de la modération dans les discours et de l'affabilité dans le commerce.
Il doit éviter toute dispute, toute querelle, toute invective, toute parole outrageante, tout discours attaquant l'honneur de son prochain et toute démarche offensante ou vindicative ; et il doit se conduire décemment dans tous les lieux et dans tous les temps.
Il doit conserver envers tous ses Frères une fraternité sainte, la fidélité du cœur et un amour céleste, et porter les secours les plus prompts à ceux de ses Frères oppressés par le malheur ou tombés dans quelque situation fâcheuse. C'est pourquoi il ne doit jamais reprendre sévèrement un Frère malheureux par sa faute ou celle d'autrui, mais le secourir avec une humanité fraternelle et pacifique, et lui prêter la main pour le tirer des abîmes de l'infortune ou du vice. Il doit extirper de la société des Frères toute médisance, toute envie, tout murmure, toute jalousie dans la bouche et dans le cœur ; en tout, les Frères dirigeront leurs mœurs, leur maintien corporel et leur conduite spirituelle de manière à se faire estimer des autres Frères et respecter des profanes.
Aucun Frère ne doit se dispenser d'être présent en Loge sans une raison très valable et la permission du Maître.
Tout Officier ou membre de la Loge qui se dispose à s'absenter doit prévenir le Maître, en son absence le Premier Surveillant et, en l'absence de tous deux, le Deuxième Surveillant. Si son voyage est si précipité qu'il n'en ait pas le temps, il doit au moins le notifier au Maître ou par lettre ou par un Frère qu'il en chargera.
Tout Frère de l'Ordre doit s'attacher à pratiquer avec beaucoup d'honnêteté les sept œuvres de miséricorde qui premièrement furent établies si grandes et si belles pour l'amour de Dieu et des pauvres.
Ces sept œuvres sont :
Soigner les malades.
Vêtir ceux qui sont nus.
Donner à boire à ceux qui ont soif.
Donner à Manger à ceux qui ont faim.
Accueillir les pèlerins.
Ensevelir les morts.
Visiter les prisonniers.